- Situation
- Congé délivré par le bailleur : reprise, refus de renouvellement, âge du preneur
- Qui est concerné
- Le preneur ; le bailleur qui veut sécuriser son congé
- Délai
- 4 mois à compter de la réception du congé, sous peine de forclusion
- Juridiction
- Tribunal paritaire des baux ruraux du lieu des parcelles
- Textes
- Code rural, articles L. 411-47 et L. 411-54
Ce qu'il faut faire maintenant
- Notez la date exacte de réception du congé : le délai de quatre mois pour saisir le tribunal paritaire court à partir de là.
- Conservez l'acte de commissaire de justice ou le courrier et son enveloppe.
- Rassemblez le bail, les avenants, les quittances de fermage et les échanges avec le bailleur.
- Ne quittez pas les terres et ne signez aucun accord avant d'avoir fait vérifier la validité du congé.
Réflexes généraux, qui ne remplacent pas l'analyse de votre dossier. Un doute ? Le premier échange téléphonique avec le cabinet est gratuit : 07 71 17 87 89.
La réponse courte
Le preneur qui entend contester un congé doit saisir le tribunal paritaire dans les quatre mois de sa réception (article L. 411-54 du code rural). Après ce délai, le congé ne peut plus être discuté, même s'il est irrégulier.
Ce qu'il faut vérifier
- Sa forme : il est délivré par acte extrajudiciaire, au moins dix-huit mois avant la fin du bail (article L. 411-47).
- Ses mentions : le motif et, en cas de reprise, l'identité du bénéficiaire.
- En cas de reprise : les conditions que doit remplir le repreneur.
- La date d'échéance retenue, qui dépend de la date d'effet du bail et de ses renouvellements.
La reprise suppose que le repreneur exploite réellement. Surface, matériel, projet cultural, distance aux parcelles : ces éléments concrets permettent souvent de discuter la sincérité d'une reprise.
Information générale, qui ne remplace pas l'analyse de votre bail. Textes : code rural et de la pêche maritime (Légifrance).